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SCPI
Le placement SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est une solution d’investissement de plus en plus prisée par de nombreux épargnants en quête de revenus complémentaires ou de diversification. Cependant, la fiscalité des SCPI peut paraître complexe, notamment au moment de déclarer les revenus des SCPI en ce qui concerne les charges déductibles des SCPI. Comprendre les mécanismes de déduction des charges est essentiel pour optimiser le rendement de votre placement et de votre imposition. Plusieurs types de charges sont déductibles des revenus fonciers générés par les parts de SCPI, sous certaines conditions.
Dans ce guide, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir sur les charges déductibles liées aux SCPI de rendement. Nous aborderons d’abord le principe de transparence fiscale, qui régit ce type de placement, avant de détailler les charges déductibles directement imputées à la SCPI, comme les frais de gestion ou d’entretien. Enfin, nous nous pencherons sur les charges que l’associé peut déduire de ses revenus fonciers, notamment celles liées à un éventuel emprunt immobilier contracté pour financer ses parts. Comprendre ces mécanismes vous permettra d’optimiser vos investissements tout en maîtrisant leur fiscalité.
Voici le Sommaire :
La fiscalité des SCPI de rendement repose sur un principe fondamental : celui de la transparence fiscale. Contrairement à certaines structures d’investissement, la SCPI n’est pas imposée directement sur les revenus qu’elle génère. Ce sont les associés, c’est-à-dire les détenteurs de parts, qui déclarent leur quote-part des revenus et en supportent la fiscalité en fonction de leur situation personnelle.
Chaque année, la SCPI redistribue les revenus issus de son patrimoine immobilier (loyers, revenus accessoires, etc.) après avoir déduit les charges liées à la gestion et à l’entretien de ses actifs immobiliers. Ces revenus nets sont ensuite répartis entre les associés proportionnellement à leur nombre de parts détenues. À ce stade, la fiscalité n’est pas prélevée directement par la SCPI. C’est à l’associé de les déclarer auprès de l’administration fiscale, ce qui assure une transparence totale.
Ainsi, on comprend donc bien qu’il y a deux niveaux de charges déductibles. Un premier niveau dans le cadre du fonctionnement de la SCPI elle-même, dans son compte de résultat. Et un second niveau, qui intervient sur la déclaration d’impôt de l’investisseur.
Il existe donc deux grandes catégories de charges déductibles
La première catégorie de charges déductibles concerne les charges de fonctionnement de la SCPI. Et la seconde catégorie englobe l’ensemble des charges subies par l’associé à son niveau, généralement tous les coûts liés au financement de ses parts de SCPI losqu’il contracte un crédit immobilier.
L’une des particularités des SCPI de rendement réside dans la mutualisation des revenus et des charges liées à la gestion du patrimoine immobilier. Avant de redistribuer les loyers nets aux associés, la SCPI déduit une série de charges nécessaires à son fonctionnement et à la gestion de son portefeuille d’actifs immobiliers. Ces charges, prises en compte directement au niveau de la SCPI, impactent les revenus nets perçus par les investisseurs.
Pour maintenir la qualité et la valeur des biens détenus, la SCPI engage régulièrement des frais d’entretien et de rénovation. Ces charges incluent :
Les frais de gestion couvrent la rémunération de la société de gestion pour l’ensemble des services qu’elle fournit. Cela inclut :
Ces frais, calculés sur la base des revenus locatifs encaissés par la SCPI, sont essentiels au fonctionnement et à la pérennité du placement.
Lorsqu’une SCPI acquiert ou cède un bien immobilier, elle engage des frais de transaction, qui comprennent :
Ces coûts, bien que ponctuels, sont également déductibles avant la redistribution des revenus aux associés.
En cas de vacance locative, c’est-à-dire lorsqu’un bien n’est pas occupé par un locataire, la SCPI peut supporter certains frais comme les charges de copropriété ou les taxes foncières qui sont habituellement payés par les locataires quand ce sont des entreprises.
Impact des charges déductibles pour les associés
Toutes ces charges déductibles permettent à la SCPI de calculer le revenu net foncier à distribuer aux associés. En mutualisant ces coûts, la SCPI garantit une gestion optimale des actifs. Cela signifie aussi que les associés reçoivent un revenu qui a déjà fait l’objet d’une déduction des charges de fonctionnement de la SCPI.
L’associé qui a recours à un emprunt immobilier pour financer l’achat de parts de SCPI peut déduire en plus un certain nombre de frais. Ainsi, cette déductibilité lui permet de bénéficier de l’effet de levier financier tout en optimisant sa fiscalité grâce aux charges déductibles spécifiques au financement des parts de SCPI. Ces déductions, applicables sur les revenus fonciers générés, jouent un rôle clé dans l’amélioration du rendement net pour l’associé.
L’un des principaux avantages fiscaux liés à l’investissement en SCPI financé à crédit réside dans la déduction des intérêts d’emprunt. Ces derniers, correspondant au coût du financement, peuvent être intégralement déduits des revenus fonciers perçus par l’associé. Cette déduction réduit directement la base imposable des revenus fonciers, diminuant ainsi l’impôt dû.
Dans le cadre d’un crédit amortissable, la part des intérêts est plus élevée durant les premières années du crédit, ce qui maximise l’avantage fiscal. Cela permet aux investisseurs de limiter leur effort financier tout en optimisant leur trésorerie. Cette stratégie est particulièrement pertinente pour les contribuables situés dans des tranches marginales d’imposition élevées, car plus la TMI est élevée, plus l’économie d’impôt sera importante.
Outre les intérêts d’emprunt, plusieurs frais annexes liés au crédit immobilier peuvent également être déduits des revenus fonciers.
Ces frais incluent notamment :
Ces frais annexes, bien que parfois perçus comme secondaires, contribuent à optimiser davantage la fiscalité du placement, en venant s’ajouter aux intérêts d’emprunt.
En plus de ces frais liés aux acquisitions et cessions, il est important de prendre en compte les frais de souscription des SCPI, qui peuvent également avoir un impact sur la rentabilité du placement. Pour en savoir plus sur leur prise en compte et leur éventuelle déduction, consultez notre guide dédié à la déduction des frais de souscription des SCPI.
En matière de fiscalité des revenus de SCPI, vous avez le choix entre deux régimes d’imposition : le régime micro-foncier et le régime réel. Le régime micro-foncier peut s’appliquer si vos revenus fonciers bruts annuels (tous biens confondus) sont inférieurs à 15 000 € et si et seulement si vous détenez déjà un bien immobilier classique loué nue et déjà imposé dans la catégorie des revenus foncier. Dans ce cas, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 30% sur vos revenus fonciers bruts, c’est à dire les revenus que vous auriez perçu si la SCPI n’avait déduit aucune charge dans sa comptabilité. Ce régime , dans le cadre d’un investissement en parts de SCPI, ne peut être avantageux qu’à la condition que les charges déductibles au niveau de la SCPI sont inférieures à 30 %. Dans l’éventualité où vous avez souscrit un emprunt immobilier, le régime du micro foncier est très souvent déconseillé car vous n’aurez pas la possibilité de déduire tous les frais liés à votre crédit. Ce qui réduit fortement l’intérêt d’une telle opération.
En effet, comme le régime réel d’imposition vous permet de déduire l’intégralité des charges réellement supportées, sans limitation de montant, il est souvent plus avantageux.
Voici un exemple :
si vous percevez 20 000 € de revenus de SCPI et que vous avez 8 000 € de charges déductibles (incluant les charges de fonctionnement de la SCPI + les frais liés à votre crédit immobilier), votre revenu foncier imposable sera de 12 000 € au régime réel, contre 14 000 € au régime micro-foncier (20 000 € – 30%).
Voici un tableau récapitulatif des principales caractéristiques des régimes micro-foncier et réel pour les revenus de SCPI :
Caractéristique | Régime micro-foncier | Régime réel |
---|---|---|
Seuil d’application | Revenus fonciers bruts < 15 000 € | Revenus fonciers bruts ≥ 15 000 € ou sur option |
Déduction des charges | Abattement forfaitaire de 30% | Déduction des charges réelles |
Charges déductibles | Aucune (abattement forfaitaire) | Intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux, assurances, taxe foncière, etc. |
Déclaration | Formulaire 2042 (case 4BE) | Formulaire 2044 |
Avantage | Simplicité déclarative | Optimisation si charges élevées |
Inconvénient | Peu avantageux si charges > 30% | Déclaration plus complexe |
Les SCPI internationales, investissant dans des biens situés à l’étranger, présentent des spécificités fiscales à bien comprendre. Contrairement aux SCPI investies exclusivement en France, les revenus issus de ces biens sont soumis à la fiscalité du pays où se situe l’actif. En conséquence, une partie des revenus perçus peut faire l’objet d’un prélèvement fiscal à la source, directement dans le pays d’investissement.
Ce prélèvement à la source est appliqué avant la redistribution des revenus aux associés. Par exemple, pour une SCPI investissant en Allemagne, un prélèvement fiscal d’environ 15% est retenu à la source, conformément aux conventions fiscales entre la France et l’Allemagne. C’est pourquoi le revenu net perçu sur le compte bancaire de l’associé sera inférieur au revenu brut annoncé par la SCPI, du fait de cette retenue fiscale.
Néanmoins, pour éviter que l’associé soit doublement imposé, les conventions fiscales internationales prévoient des règles de non double imposition. Dans le cas de l’Allemagne par exemple, l’associé bénéficie d’un crédit d’impôt visant à éviter de payer deux fois l’impôt sur les revenus fonciers. Les associés doivent donc prêter attention aux documents fiscaux fournis par la SCPI, qui précisent le montant brut des revenus, le prélèvement à la source appliqué, et le montant net redistribué. Ces informations sont essentielles pour déclarer correctement les revenus dans la catégorie des revenus fonciers, tout en bénéficiant des crédits d’impôt correspondants.
La déclaration des revenus de SCPI s’effectue au printemps, en même temps que votre déclaration de revenus globale. Si vous êtes au régime micro-foncier, vous devez simplement reporter le montant brut de vos revenus fonciers (y compris ceux issus de SCPI) dans la case 4BE de votre déclaration de revenus (formulaire 2042). L’administration fiscale appliquera automatiquement l’abattement de 30%. En revanche, si vous relevez du régime réel, vous devez remplir une déclaration annexe spécifique, le formulaire 2044, où vous détaillerez vos revenus et vos charges déductibles.
Pour les SCPI détenant des biens à l’étranger, vous devez également remplir le formulaire 2047. Ce formulaire permet de déclarer les revenus de source étrangère et de bénéficier des avantages prévus par les conventions fiscales internationales pour éviter la double imposition. N’oubliez pas de conserver tous les justificatifs de vos charges et de vos revenus, car l’administration fiscale peut vous les demander en cas de contrôle.
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Fiscalité des SCPI : quelles sont les charges déductibles ?
Une SCPI, ou Société Civile de Placement Immobilier, permet aux investisseurs d’acheter des parts dans une société qui détient et gère un portefeuille de biens immobiliers diversifiés. Les investisseurs deviennent ainsi indirectement propriétaires de ces biens. Les loyers perçus par la SCPI sont ensuites redistribués aux investisseurs sous forme de dividendes mensuels ou trimestriels, proportionnels à leurs parts détenues. La gestion des biens immobiliers est assurée par une société de gestion spécialisée qui s’occupe de l’acquisition, de la location, des travaux et de la gestion courante.
Investir dans une SCPI présente plusieurs avantages. Tout d’abord, cela permet une diversification sur un ensemble de biens immobiliers. De plus, la gestion professionnelle assurée par la société de gestion agrée par l’AMF permet de déléguer les contraintes liées à la gestion des biens. Les SCPI offrent également la possibilité de percevoir des revenus réguliers sous forme de dividendes versés mensuellement ou au trimestre. Cependant, il existe également des inconvénients potentiels, tels que le risque de perte en capital, la liquidité limitée des parts, ainsi qu’aux aléas du marché immobilier. Il est donc important d’évaluer ces avantages et inconvénients avant de décider d’investir dans une SCPI.
Le rendement moyen des SCPI (Taux de distribution) peut varier d’une année à l’autre et dépendre de plusieurs facteurs. En général, le rendement moyen des SCPI se situe entre 4% et 6% par an. Cependant, il est important de noter que ce chiffre n’est qu’une estimation et ne garantit pas les rendements futurs. Le rendement d’une SCPI est influencé par les loyers perçus sur les biens immobiliers, les frais de gestion, les charges, ainsi que les éventuelles plus-values réalisées lors de la vente de biens immobiliers. Il est recommandé de consulter les rapports et les données fournies par la société de gestion pour avoir une estimation plus précise du rendement d’une SCPI spécifique.
Pour acheter des parts de SCPI, il vous suffit de prendre rendez-vous avec votre conseiller Weelim. Il vous aide à comparer et sélectionner les meilleures SCPI du marché qui correspondent à vos objectifs d’investissement et à votre profil d’investisseur. Il vous communiquera également tous les documents d’information nécessaire à la bonne compréhension des produits. Après avoir pris connaissance de ces informations, vous pouvez procéder à l’achat des parts en complétant un dossier d’investissement (bulletin de souscription, fiche de connaissance client etc.) et en effectuant le paiement correspondant. Enfin, une fois l’achat réalisé, vous deviendrez propriétaire des parts de la SCPI et bénéficierez des revenus générés par les biens immobiliers détenus par celle-ci.
L’investissement en SCPI comporte certains risques qu’il est important de prendre en compte. Tout d’abord, il existe un risque de perte en capital, car la valeur des parts peut fluctuer en fonction de l’évolution de la valeur des biens immobiliers quelle détient. De plus, les revenus distribués par les SCPI peuvent varier, en fonction du niveau d’encaissement des loyers (taux d’occupation, renégociations des baux etc…). Il existe notamment un risque de vacance locative, où certains biens immobiliers de la SCPI pourraient rester inoccupés, réduisant ainsi les revenus potentiels. De plus, la liquidité des parts peut être limitée. Enfin, il y a un risque associé à la société de gestion, telle que sa capacité à gérer efficacement le portefeuille immobilier et à prendre des décisions appropriées.